La municipalité de Paris et d’autres à travers le monde veulent mener une offensive très sévère à l’encontre des locations saisonnières type Airbnb. Paris veut imposer aux sites de bloquer les loueurs en contravention en particulier les propriétaires résidents qui dépassent les 4 mois de location.

Est-ce un combat d’arrière-garde ?

Il parait archi-naturel que les conditions de la compétition avec les autres solutions d’hébergement soient équitables sur le plan financier (taxes en particulier, charges sociales, etc…) ; le problème se pose de la même façon aux taxis mais croit-on vraiment que l’on va bloquer tout un système qui recueille un succès considérable à travers le monde.

Si l’on passe à une incitation à dénoncer ses voisins, on franchit une limite de manière inacceptable. Il est facile, et provocateur, de se référer aux temps « où les français ne s’aimaient pas » (G. POMPIDOU) et où les dénonciations battaient leur plein mais où les risques des dénoncés étaient tout autre. En gardant raison, néanmoins, on ne peut pas accepter qu’un voisin, mécontent du bruit par exemple, trouve une « vengeance » dans la dénonciation.

La Mairie de Paris est engagée, semble-t-il, dans la voie des excès : préemptions désordonnées et injustifiées, encadrement des loyers, installation de camps de réfugiés au bois de Boulogne, etc…

Et si on se rappelait que Paris est la plus belle ville du monde, que la municipalité a pour devoir d’y favoriser le tourisme y compris sous les formes du XXIème siècle et de favoriser les activités économiques ?